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L'esprit sportif - Culture

S'efforcer de gagner, accepter de perdre : voilà l'esprit sportif.

Cet idéal de beau jeu, de respect des règles et des adversaires, est un héritage de la noblesse, démocratisé, mais parfois trahi.

Dans le webdoc, Andrea, face aux erreurs d'arbitrage, conclut : disons que l'arbitre a raison.

Un sportif doit vouloir gagner, mais savoir perdre.

    La passion de gagner

    Le sport est un jeu, souvent une compétition. On fait de son mieux, on « donne tout », on se dépasse pour améliorer ses performances. Mais aussi on marque des points, on rivalise avec des adversaires, pour les battre. On remporte la victoire, pour la gloire, pour la joie des supporters qui nous soutiennent : amis, ville, nation...

    L'élégance de perdre

    Beau joueur, le sportif, même dominé, reste maitre de soi. Il lutte jusqu'au bout, pour sauver l'honneur.
    Il respecte les arbitres et, bon perdant, reconnaît sa défaite avec fair-play, sans contestation.

    L'idéal sportif

    Écartée du pouvoir dans les démocraties au XIXe siècle, la noblesse européenne, avec Pierre de Coubertin, a participé au mouvement pour les Jeux olympiques, en y insufflant des valeurs aristocratiques : honneur, respect de l'adversaire, maîtrise de soi. Les sportifs devaient rester des amateurs, ne pas gagner d'argent.
    Cet idéal d'une rivalité pacifique où tous les concurrents progressent est souvent trahi : nationalisme et chauvinisme, fanatisme, violences, dopage, tricheries, médiatisation exagérée, professionnalisation et utilisation des sportifs par les Etats, les clubs ou les entreprises sponsors...
    Bon, c'est pas très bien...
    Ce mémo fait partie de l'atelier
    Bon, c'est pas très bien...

    Le saviez-vous ?

    « Jeu de mains, jeu de vilains ! », dit-on pour interdire aux enfants de jouer à se battre.
    Vilain signifie mauvais, laid. Mais, à l'origine, les « vilains » étaient le peuple, les non-nobles, qui jouaient à la balle à la main, sans raquette.
    Les nobles se réservaient aussi les sports guerriers : cheval, escrime, chasse.

    Il a dit

    « Le plus important aux Jeux olympiques n'est pas de gagner mais de participer, car l'important dans la vie n'est pas le triomphe mais le combat. »

    Pierre de Coubertin (1863-1937), un des fondateurs des Jeux olympiques modernes. 

    Mais beaucoup pensent que « seule la victoire est belle ».

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