Transcription du webdoc Ressentir

 

1. Nabil se présente

2. Le voyage en musique

2.1 Média+ : La fête à Michel Fugain

3. Tout est bien qui finit bien

3.1 Média+ : Les cafés de l’amour

4. Le mur du son

4.1 Média+ : Le métier d’ingénieur du son

4.2 Média+ : Entretien avec Pierre Lenoir

4.3 Média+ : La cérémonie des César

5. L’oreille absolue

5.1 Média+ : L’émission télévisée

6. Tout un monde arabe

6.1 Média+ : Les missions de l’IMA

6.2 Média+ : Les arts de l’islam à Paris

7.Si Versailles m'était conté

7.1 Média+ : Micro-trottoir

7.2 Média+ : La Galerie des Glaces au château de Versailles

8. Le salon de musique

8.1 Média+ : La Javanaise

9. Brêves de comptoir

9.1 Média+ : Les cafés de Paris

10. À bicyclette

10.1 Média+ : Les villes françaises écologistes

 

NABIL SE PRESENTE

Nabil, personnage du webdocumentaire, se présente en jouant des accords sur sa guitare. C'est un homme brun, souriant, d'origine marocaine. Nabil habite à Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne. Le vieux moulin est l'élément typique de cette commune.

La voix de Nabil : Je m’appelle Nabil Al Abid. J'ai 38 ans. Mon prénom signifie, dans la langue arabe, noble. Je suis musicien de formation. Dans la vie professionnelle, je suis preneur de son. Je travaille pour des productions télévisuelles. J'habite à Ivry-sur-Seine, près de Paris, dans une maison avec un jardin. Je suis marié avec Karine, j'ai une petite fille qui s'appelle Lina, elle a 5 ans et demi.

 

Atelier : Nabil en musique(niveau débutant)

Atelier : Un métier pour la vie (niveau élémentaire)

 

 

LE VOYAGE EN MUSIQUE

Chez lui, assis sur l’escalier, Nabil regarde les photographies de son enfance et de sa jeunesse passées au Maroc.La chanson Une belle histoirede Michel Fugain interprétée par Nabil accompagne son voyage en images dans le passé.

Nabil chante : C’est un beau roman, c’est une belle histoire

 C’est une romance d’aujourd’hui

                       Il rentrait chez lui…

La voix de Nabil : Cette photo, elle a été prise à Meknès, là où je suis né. Il y a ma maman au milieu, moi je suis à gauche, et ma petite sœur, Loubna, à droite. Moi, je suis le quatrième de la famille, j’ai trois grands frères. Sur cette photo, j’ai huit ans, elle est prise dans une chambre où mes frères font de la musique le soir. Je ne peux pas rester avec eux parce que j’ai école, je suis petit. Mais le matin, j’aime venir dans cette chambre et toucher aux instruments. C’est comme ça qu’est née ma passion pour la musique. Vers vingt ans, j’ai créé avec des amis le groupe Rainbow. Nous devenons professionnels et nous nous produisons dans les hôtels de Marrakech et puis dans tout le Maroc. Comme mes grands frères autrefois, aujourd’hui, j’essaye de transmettre ma passion à ma fille Lina.

Lina est une très jolie petite fille espiègle, souriante et pleine d’énergie. Elle montre un tempérament d’artiste comme son papa. Elle chante San  Francisco  de Maxime Le Forestier avec son père qui l’accompagne avec bienveillance à la guitare.

Lina et Nabil chantent : C'est une maison bleue

Adossée à la colline

On y vient à pied, on ne frappe pas

Ceux qui vivent là, ont jeté la clé

On se retrouve ensemble

Après des années de route

Et l'on vient s'asseoir autour du repas

Tout le monde est là, à cinq heures du soir

Quand San Francisco s'embrume

Quand San Francisco s'allume

San Francisco, où êtes-vous

Lizard et Luc, Sylvia, attendez-moi.

 

Média+ : La fête à Michel Fugain

Extrait d’un journal télévisé. Michel Fugain répète avec ses amis chanteurs avant la fête aux Francofolies de La Rochelle. Archive INA, 13 juillet 2007.

Commentaire reportage : Demain 14 juillet, c’est bien sûr la fête nationale, mais ce sera également la fête à Fugain aux Francofolies de La Rochelle. Le chanteur a en effet invité ses copains et ses copines, non pas à la cantine mais sur scène pour un tour de chants composé de duos inédits. Stéphane Haumant et Bernard Pussesso ont assisté aux dernières répétitions.

Extrait de la chanson Paroles ô Femmeinterprétée par Michel Fugain et le Trio Esperança. 

« Assim de pe'na eterna dor de ser Amor,
Quando eu estou quase a morer ?

Amor, amor, amor »

Commentaire reportage : Pour accueillir, le trio Esperança dans sa chanson, Michel Fugain a dû se mettre au portugais. Normal, un duo c’est aussi un échange de politesse. Pour sa fête aux Francofolies, Fugain répète avec ceux qui l’aiment.

Michel Fugain, chanteur français très connu en répétition aux Francofolies.

Michel Fugain : J’ai l’impression qu’il va y avoir de l’émotion, quoi. C’est un truc d’émotion, c’est à la fois, y a des… y a de la pêche, parce que je m’imagine pas faisant un spectacle où y ait pas de pêche et y a de l’émotion, ça j’aime, j’aime ça, j’aime l’idée.

Extrait de la chanson Viva la vida, duo de Michel Fugain et Maurane.

« Tope-là dans ma main, tope-là, hop-là
Tope encore une fois

Tu rêves ou quoi t'en reviens pas.

La rue c'est la vie qui va
Viva la viva la vida »

Commentaire reportage : Maurane et Fugain en duo, ce sera une première. Ils ne s’étaient encore jamais rencontrés, du moins, sur scène.

Extrait de la chanson Viva la vida, duo de Michel Fugain et Maurane.

« C'est là qu'on vit là qu'on va

Viva la viva la vida »

Maurane : C’est un rêve de p’tite fille de chanter avec lui, excuse-moi… Quand j’avais treize ans… je recommence… j’étais inscrite au fan club de Fugain et de Big Bazar, voilà… je chassais les autographes, je l’attendais à la sortie des télés et tout ça… Je voulais le… le toucher et tout ça…

Michel Fugain : Eh là, tu m’as jamais touché, j’te signale.

Maurane : D’ailleurs, je t’ai jamais touché parce que j’ai jamais osé, maintenant je me rattrape…

Commentaire reportage : Chaque duo exige une journée complète de travail pour accorder voix et tempos mais ces rencontres musicales se prolongent, en général, bien après l’unique nuit de fête des Francofolies.

 

Atelier : Photo de famille (niveau débutant)

Atelier : Souvenir, souvenir (niveau débutant)

 

 

TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN

Nabil et Karine, son épouse, racontent leurs retrouvailles en France. Karine est une jeune femme aux cheveux bruns et courts. Elle porte des lunettes. Karine conduit sa voiture sur le périphérique parisien en direction de l’aéroport d’Orly Ouest.

Nabil : En 1999, je rencontre Karine à Marrakech. Pendant 2 ans, elle vient me rejoindre tous les 3 mois au Maroc, je suis heureux.  À chaque fois, je la retrouve, mais les départs sont de plus en plus difficiles. Malgré mon travail de musicien qui marche bien, je décide alors de partir en France pour vivre mon histoire d'amour.   

La voix de Karine : Là, j’suis toute légère, j’suis très émue parce que j’vais chercher mon futur mari à l'aéroport. J'arriverai pile à l'heure, donc j’suis heureuse et légère.   

Nabil : Quand j'atterris, j’suis rassuré parce que je sais que Karine est là. Mais, j'ai peur aussi, parce que pour moi, la France c'est comme un décor inconnu.  

La voix de Karine : J’suis dans la voiture, il fait nuit, c'est une belle soirée, ça roule bien sur le périph, j’sais que j’suis tranquille, que j'ai le temps, le temps qu'il récupère ses bagages, qu'il passe la douane.

Nabil : Quand je débarque à l'aéroport, c'est juste après les attentats du 11 septembre. 

J'arrive à 23 heures, il fait nuit, il y a très peu de monde, mais beaucoup de militaires. Karine n'est pas là, je n'ai pas de téléphone, juste son numéro. Je vais à l'accueil pour essayer de la contacter. Une hôtesse me prête son téléphone.   

La voix de Karine : J’suis sur le périph, j’reçois un coup de fil de Nabil, paniqué, qui me dit qu'il est déjà arrivé, qu'y a plus personne dans l'aérogare, qu'il est tout seul, qu'il m'attend. J’lui dis : « Pas de soucis, t'inquiète pas mon chéri, j'arrive... je suis là, ben,  dans... dans 10 minutes ». Il me dit : « Je t'attends porte 28 ».   

Nabil : Moi, je l'attends à l'extérieur. Les minutes passent. Le temps me semble très long. Mon inquiétude se transforme en angoisse. Je n'ai qu'une seule idée : faire demi-tour et rentrer chez moi.

La voix de Karine : Un quart d'heure après, j'arrive porte 28. Personne. Pas de Nabil, mais personne. Y avait vraiment personne, c'était vide. Du coup, moi aussi, j'ai commencé un peu à paniquer parce que... J'ai attendu 5 minutes avant de le voir arriver avec sa valise et sa guitare. Quand on se retrouve, on est émus, on s'embrasse, on se tombe dans les bras.

Nabil : Quand on s'aime, il n'y a jamais de problème.

Karine et Nabil, chez-eux, s'embrassent.

 

Média+ : Les cafés de l’amour


Extrait d’un journal télévisé. Les cafés de l’amour accueillent des hommes et des femmes, célibataires ou en couple, qui viennent se rencontrer et échanger. Archive INA, 14 février 2011.

Le présentateur : Le ménage, source de conflits parfois entre amoureux mais on l’espère pas aujourd’hui en ce jour de Saint-Valentin, la fête des amoureux sur laquelle nous nous penchons ce midi  dans le 12-13. Tout à l’heure avec le philosophe Vincent Cespedes, nous verrons pourquoi de plus en plus d’hommes ont la flemme d’aimer. Mais avant cela, on va découvrir les… les cafés de l’amour. Regardez ce reportage d’Anne-Charline Lambard et Olivier Palomino.

Lors d’une soirée organisée par le café de l’amour, une femme montre le livre de Bénédicte Ann. 

Commentaire reportage : « Le prochain, c’est le bon ! » Elle en est sûre. 

Gaëlle : Y a cinq étapes hein.

Commentaire reportage : Ah bon, y a cinq étapes ?  

Gaëlle : Ben oui, j’sais pas mais faut faire les cinq en tout cas. C’est un marathon !

Commentaire reportage : Gaëlle la soixantaine veut encore y croire et elle n’est pas la seule.

Un jeune homme : Je pense que tout le monde cherche l’amour. 

Une jeune fille : C’est le peut-être le… enfin le sujet le plus intéressant qui soit ouais.      

Commentaire reportage : Au café de l’amour pas de numéros de téléphone échangés à la va-vite ni de rendez-vous express. Plutôt que des ébats, des débats philosophiques. Des rencontres avec des auteurs. 

Une jeune femme : Je voulais savoir en fait, si la fidélité ou l’infidélité, eh… comment on pouvait gérer ? Est-ce que c’était une source de bonheur ou de frustration donc selon les personnes.

Commentaire reportage : Dépassés par les sites de rencontres, la multiplicité des histoires. Les problèmes des solos trouvent ici une réponse. 

Frédéric Lenoir, auteur du Petit traité de vie intérieure.

Frédéric Lenoir : Beaucoup de gens angoissent de la liberté de choix et c’est une source de tourment. Ça complique les choses. 

Commentaire reportage : Se rencontrer, échanger alors qu’un mariage sur deux termine en divorce. Le café de l’amour propose de mieux se connaître, pour mieux trouver l’âme sœur.

Un jeune homme : Tu as une très bonne qualité d’écoute.

Commentaire reportage : L’espace d’échanges existe depuis sept ans. Bénédicte Ann, une love coach l’a créé pour aider les célibataires. 

Bénédicte Ann : Souvent quand y a un divorce qui était difficile, y a l’inconscient se dit si c’est pour revivre ça, c’est pas la peine. Donc j’y vais, j’y vais pas… Je… je… ce que j’appelle le syndrome « bonne du curé » : « Je voudrais bien mais je peux point ». Je rêve d’un bel amour et en même temps si jamais c’était possible, ah… ! Je risque de souffrir et là c’est terrible donc j’y vais pas ou alors je demande le mec plus ultra qui est tellement parfait, qu’il n’existe pas. Et comme il n’existe pas, je n’vais pas le rencontrer, donc je ne vais pas m’engager, donc je ne vais pas souffrir.

Commentaire reportage : À la fin du débat, une fleur et parfois une, voire plusieurs rencontres. 

Bénédicte Ann : T’avais plusieurs amoureuses avec toi non ?

Un jeune homme : Ouais j’en ai plusieurs. Ce soir, j’avais trois amoureuses. Y en a deux là déjà et l’autre est déjà partie. 

Commentaire reportage : Et peut-être une belle histoire… 

Le présentateur : Peut-être à suivre.  

 

Atelier : Rendez-vous en France (niveau débutant)

Atelier : Un rendez-vous à ne pas manquer (niveau élémentaire)

Atelier : Viendra, viendra pas ? (niveau moyen)

 

 

LE MUR DU SON

Nabil arrive dans les locaux de Cinéphase sur fond de dialogue de film policier. Ce dialogue illustre le travail que fait l’ingénieur du son.

« - Crédence, j'ai été témoin d'un crime !

- Un crime ?

- Aucune trace de cadavre !

- Pas la moindre disparition signalée.

- Pour moi la seule solution est qu'il s'en soit débarrassé en le jetant par la fenêtre.

- Ou que le cadavre soit reparti à... en titubant...

- Hum !

- Je crois que j'ai trouvé, c'est un endroit très louche.

- ... le truc idéal pour se débarrasser d’un cadavre...

- … ça tourne à la dérision

- … je vous dis quelque chose : le crime est notre affaire... »

 

Nabil salue Pierre Lenoir, ingénieur du son de cinéma, qui l’attend dans un studio d’enregistrement.

Nabil : Bonjour !

Pierre Lenoir : Bonjour, ça va ?

Nabil : Très bien !

Pierre Lenoir : Installons-nous !

Nabil : Quel est le rôle d'un ingénieur du son sur un plateau de cinéma ?

Pierre Lenoir : C'est une bonne question et c'est difficile d'y répondre. En général, on est... un ingénieur du son à contacter, sauf exceptionnellement, vraiment très très en amont du film, c'est à dire 2, 3, 4 mois, voire peut-être 6 mois avant.

Donc, soit vous connaissez le metteur en scène et y a pas de problème, soit vous ne le connaissez pas, donc il y a des rencontres. Le metteur en scène vous explique notamment sa vision du son ou sa vision des personnages, comment il voit la bande son, etc. Chose qui, en général, n'est absolument pas respectée parce que, quand arrive le premier jour du tournage, le réalisateur a tout oublié et ce qui l'intéresse c'est... voilà... c'est le tournage, chaque plan, chaque scène et tout est décalé après au mixage. Donc il y a cette première rencontre et après... il y a ben... y a... y a des... on se revoit souvent, y a... des, ce qu’on appelle des repérages, pour voir un peu les endroits où le metteur en scène souhaite tourner ses séquences. Alors, quand c'est du studio, bon, en général, tout va bien. Quand c'est des décors extérieurs, bon ben, on va essayer de voir si on peut concilier la beauté d'un paysage et les rumeurs, enfin, le bruit, toutes les nuisances sonores qui vont en découler... et là, souvent, quelquefois, il y a des... des... il y a des heurts, certains heurts avec les metteurs en scène qui veulent absolument tourner à un endroit où… très bruyant, moi, je dis non. Je dis : « Non ! Là, si vous tournez là, c'est sans moi ! Soit je viendrai pas, soit vous tournez ça sera ce qu'on appelle du son témoin qui sera du son poubelle qui sera refait après ». Ça se passe comme ça, mais bon, ça, il faut avoir peut-être une certaine expérience pour en arriver là… pour pouvoir se heurter ou avoir un dialogue un peu tendu avec un metteur en scène. Mais, ça m'est arrivé très souvent.

Une voix masculine hors champ : La vie est un roman.

 

 

 

Média+ : Le métier d’ingénieur du son

Nabil, personnage du webdocumentaire, et Pierre Lenoir font des réglages de prise de son.

Nabil : Moi, j'ai participé à des tournages, reportages, en tant qu'ingénieur du son, mais du moment où le son est intelligible on me demande pas grand chose.

Pierre Lenoir : Ça n'a pas beaucoup changé. J'ai commencé, euh... j'ai commencé il y a une quarantaine d'années, exactement co... comme vous, à participer à des reportages, c'est... c'était soit pour la télévision française, c’était les... aller filmer des "chiens écrasés" ou n'importe quoi... ou on vous envoyait, on était à Cognac Jay, la grande demeure de la télévision française il y a longtemps... et on vous envoyait, on était... on attendait un peu comme chez le médecin et hop ! « Vous partez faire ça, faire ça, faire ça ». Et là il n'y avait aucune considération pour le son. Pour l'image non plus d'ailleurs. Après j'ai participé à des reportages un peu plus élaborés... euh... on allait filmer des restaurateurs, on mangeait très bien, on était invités, c'était formidable. J'ai de très bonnes expériences où là déjà c'était un peu mieux mais c'était inte... le son c'était intelligible. Voilà on se disait pas que c'était génial et tout. J'ai aussi participé un petit peu à des enregistrements de musique, qu'étaient... on allait filmer des... voilà... des des musiciens. On essayait d'enregistrer comme on pouvait et puis voilà... j'ai participé à Dim dam dom, enfin, plein d'émissions comme ça mais il y avait pas de retour, en fait, hein ! Bon, c'était intelligible, point et voilà. Rien n'a changé, en fait, en 40 ans.

 

Média+ : Entretien avec Pierre Lenoir

Pierre Lenoir, ingénieur du son, homme brun assis dans un canapé rouge installé dans un studio d’enregistrement.

Pierre Lenoir : Claude Sautet !Ben là, je sortais d'un film : « Un Papillon sur l'épaule » de Jacques Deray et l'opérateur, Jean Bofty, m'a dit « T’sais, voilà, j'enchaîne après avec un film de Claude Sautet, il a plus d'ingénieur du son, est-ce que par hasard, ça t'intéresserait ? ».Je dis Claude Sautet euh, on ne refuse pas.Donc, voilà, j'ai été contacté, j'ai rencontré Claude Sautet dans un café, juste rue Lincoln, là où il y a les cinémas qui existent toujours et... euh… ma première rencontre a été très très difficile dans la mesure où je ne comprenais pas - c'est comme les comédiens - je ne comprenais pas un mot sur deux de ce qu'il me disait, il me parlait très très vite. Et donc je, je répondais un peu par oui ou par non, mais un peu au hasard en fait. Bon, en général, ça tombait bien, mais, j'allais pas lui faire répéter sa question, ça c'est assez difficile, donc je dis « Oh là là, oh là là », puis après, ben le tournage s'est bien passé, et en plus c'était avec des stars euh… Y avait Romy Schneider, Paul Brasseur, Bruno Cremer. C'était pas un film facile, hein ! Mais j'en ai un très très bon souvenir.Et après, j'en ai enchaîné 5 autres, voilà, avec Claude. C'était Une histoire simple. C'est très difficile quand, dans une même séquence, y a un comédien qui parle tout doucement et un autre qui, qui hurle. Ça c’est ça fait par... ça c'est, c’est… enfin moi, le… l'expérience la plus difficile pour un ingénieur du son qu'on essaye de résoudre maintenant avec des moyens plus faciles en mettant des micros émetteurs à ceux qui parlent doucement et la perche pour ceux qui parlent fort. Maintenant, euh, moi je, moi j'aime beaucoup les comédiens qui ont une voix grave parce que c'est beau, enfin, c'est chaleureux, et que, des comédiens, des comédiennes qui ont des voix un peu nasillardes, c'est… c'est… c’est très désagréable à enregistrer, mais bon ! On n’a pas le choix, on fait avec !Et je, c'est difficile de justement de, de… de les mélanger. Les accents sont pas un problème, c'est pas un problème en soi, le… Ce qui y a, c'est qu'il faut qu’le comédien comprenne – mais il le sait – que c'est un film français, donc c'est un dialogue écrit en français, donc il faut que ce soit audible, à la fois, enfin intelligible. Romy Schneider, elle avait un accent charmant, mais adorable, c’était c'était un plaisir de de l'enregistrer, même si elle parlait pas très fort, on comprenait vraiment, tout, tout, tout ce qu'elle disait. Jane Birkin, euh, oui, euh, je n’ai pas hum enregistré sa fille, Charlotte Gainsbourg, mais, tous les collègues m'ont dit que c'était très difficile. Euh quant à Carole Laure, y avait pas de problème, euh, elle avait un accent québécois pas très, pas très p… pas très prononcé, en fait. Et là, je j'ai fait justement le film Tous les soleils de Philippe Claudel, y avait deux Italiens et j'étais confronté un peu à ce petit problème euh, mais ça s'est... ça s'est très bien arrangé, en fait. Ils avaient un accent, mais très très compréhensible. Et c'était, pour moi c'était très joli, c'était leur accent.

 

Média+ : La cérémonie des César

Extrait d’un journal télévisé. Lors de la 36cérémonie, les nominés choisis reçoivent leur César. Archive INA, 26 février 2011.

La présentatrice : Du rugby au cinéma. Il n’y a pas eu vraiment de surprise hier soir lors de la 36e Cérémonie des César. Les favoris ont été récompensés. Roman Polanski reçoit quatre statuettes pour The Ghost Writer dont celle de meilleur réalisateur, un bel hommage du cinéma savouré par le cinéaste après ses démêlés judiciaires. Et puis trois césars pour Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, sacré meilleur film. Yann Fossurier.

Commentaire reportage : Avec 11 nominations, il était le grand favori des César cette année. Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois a reçu finalement trois statuettes dont la plus convoitée, celle du meilleur film.

Xavier Beauvois : Tout d’un coup, je me revois quand j’étais quand j’avais 15 ans ou même avant. J’ai jamais raté les César. Et et quand j’étais petit, j’avais envie d’être dans votre famille. J’avais envie d’être copain avec vous. Je pensais pas aux entrées ni aux critiques.  

Extrait du film Des hommes et des dieux.

« Qu’est-ce qu’on fait s’ils viennent au monastère ? On se laisse tuer gentiment ? »   

Commentaire reportage: Des hommes et des dieux raconte la tragédie des moines de Tibhirine assassinés en 1996 en Algérie. Ce film événement a attiré plus de 3 millions de spectateurs dans les salles. Hier soir, il a également permis à un vétéran du cinéma français, Michel Lonsdale, de décrocher son tout premier César à presque 80 ans. Celui du meilleur second rôle masculin.

Michel Lonsdale : Hein te voilà petit coquin hein. T’as mis du temps là. Mieux vaut tard que jamais. 

Commentaire reportage : L’autre grand vainqueur de la soirée c’est Roman Polanski qui a trouvé récompense dans celle du meilleur réalisateur pour The Ghost Writer. Un film achevé en pleine tempête judicaire quand le cinéaste franco-polonais était emprisonné en Suisse pour une affaire de détournement de mineur vieille de plus de 30 ans.

Roman Polanski : Puisque ce film était terminé en taule, je voudrais remercier tous ceux sans qui ça pourrait pas se passer. Tous ceux qui m’ont soutenu.

Commentaire reportage : Parmi les autres lauréats Eric Elmosnino était élu meilleur acteur pour son interprétation de Serge Gainsbourg dans le film de Joann Sfar. Sara Forestier reçoit, quant à elle, le César de la meilleure actrice pour son rôle dans Le nom des gens.

Extrait du film Le nom des gens

« - Les mecs de droite, je les nique. C’est moche chez toi ! Mais tu vois quand je veux dire je les nique je les nique vraiment.

- Fais voir le bulletin de Sarkozy. »

Commentaire reportage : Une récompense pour une comédie loufoque c’est suffisamment rare aux palmarès des César pour être souligné.

Atelier : Le ciné sur un plateau (niveau avancé)

 

 

L’ENVERS DU DÉCOR

http://vod.tv5monde.com/ciep/ressentir_tmp/05_oreille_absolue2H264.mov

 

Les ingénieurs son, les truquistes, les caméramans et le réalisateur travaillent en régie à l’enregistrement d’une émission de TV5MONDE.Nabil, installé devant une console, gère le volume des voix et des sons de l’émission.

La voix du réalisateur : OK, on se garde ça, euh, Pascal, on se met sur la 2 pour le sommaire s'il te plaît ? Passe sur la 2 s'il te plaît !

La présentatrice à l’antenne, Silvina Carbone : L'islamiste Mohamed Morsi est le premier président démocratiquement élu d'Égypte, mais ses défis sont nombreux sur le plan politique, il y aura...

La voix du réalisateur : Allez ! Sourire !

Le réalisateur s’adresse à la présentatrice de l’émission qui est sur le plateau.

La voix du réalisateur : Attention ! Dix ! Attention au décollage ! 5, 4, 3, 2, 1, c'est parti ! Top sourire ! Attention ! C'est à toi !

Silvina Carbone : Merci de nous rejoindre pour 7 jours sur la planète. Nous allons passer en revue les grands événements qui ont marqué la semaine. Tout de suite, le sommaire.

Le réalisateur se rend compte que le nom de l’invité, Akram Belkaid, n’est pas affiché à l’écran.

Le réalisateur : Ah ! Putain ! J'ai prévenu en plus, hein !

Silvina Carbone : Vendredi, le président paraguayen, Fernando Lugo, chassé du pouvoir après une procédure de destitution express.

La voix du truquiste : On remet son nom ?

Silvina Carbone : Samedi, « dette souveraine », « indignés » ou « belgitude » font partie des nouveaux mots de la langue française, nous en reparlerons avec...

L’invité à l’antenne, Akram Belkaid : Une Europe en crise, c'est pas forcément une bonne nouvelle, même si on peut entendre ici et là des discours différenciateurs en disant qu'on pourra regarder vers des pays émergents, vers la Chine, vers le Brésil.

Silvina Carbone : Akram Belkaid, merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation de 7 jours sur la planète.

Un ingénieur son : Une bande de 2-18, c'est tout ce que j’ai, hein !

Le réalisateur : Une carte !

Silvina Carbone : Le clair-obscur est à l'honneur tout l'été en France dans le cadre de deux expositions, l'une à Montpellier, l'autre à Toulouse.

Le réalisateur : C'est ça !

Silvina Carbone : Au XVIIe siècle, le peintre italien Michelo Angelo Merisi, dit le Caravage, invente cette technique qui consiste …

Le réalisateur : Jingle en A, sujet en B.

Nabil : Toujours sur la pause, là, CD.

Une voix masculine à l’antenne : …des artistes qui l'ont fait connaître en Lorraine même.

La voix du réalisateur : C'est parti ! on r’tourne sur le B.

La voix d’un ingénieur son : Sur le CD, ça doit s'appeler SD.

Nabil : SD

Une voix féminine : … rentre dedans à la fin.

Silvina Carbone : Des corps ciselés, presque photographiés…

Un ingénieur son : On aurait dû…

Nabil : Ah ! Ah ! Ah !

Silvina Carbone : …et ce clair-obscur, totalement novateur à l'époque. En cette fin de XVIIe siècle...

Une journaliste en voix off dans un reportage de l’émission : Comme chaque année, un grand chapiteau abrite le village Solidarité. Une centaine d'associations françaises et étrangères sont ici pour partager et informer. Un grand stand... Les 160 000 festivaliers assisteront à 80 concerts...

La voix du réalisateur : On est partis ! Pour le A. Synthé ! Tu peux m’virer le bandeau, s'il te plaît ?

 

Média+ : L’émission télévisée

Extrait de l’émission 7 Jours sur la planètede TV5MONDE à l’enregistrement de laquelle Nabil travaille dans le clip.

La présentatrice de l’émission, Silvina Carbone : Le clair-obscur est à l’honneur tout l’été en France dans le cadre de deux expositions. Une à Montpellier, l’autre à Toulouse. Au XVIIe siècle, le peintre italien Michelangelo Merisi, dit Le Caravage, invente cette technique qui consiste à créer des forts contrastes de lumière sur la toile. Le mouvement caravagiste fera des petits partout en Europe. Visite guidée avec Nathalie Hayter.

Les tableaux du Caravage présentés au musée Fabre de Montpellier illustrent le commentaire de la journaliste.

La voix de Nathalie Hayter : Des visages à l’expression tourmentée ou béate, des corps ciselés, presque photographiés, et ce clair-obscur totalement novateur à l’époque. En cette fin du XVIe siècle, Caravage va bouleverser tous les codes artistiques alors en vigueur. Réalisme et personnages presque hors cadre, une nouvelle manière d’appréhender la peinture.

Le directeur du musée Fabre commente le tableau Le sacrifice d’Abraham.

Michel Hilaire, directeur du musée Fabre : Ce bras, saisi, de l’ange qui arrête véritablement le patriarche biblique qui s’apprête à égorger son fils, c’est presque un procédé technique qui fait que le spectateur est impliqué dans l’histoire de façon directe, de façon… avec une émotion incroyable.

La voix de Nathalie Hayter : Ainsi naît le caravagisme, un mouvement qui va inspirer de nombreux peintres du XVIIe siècle et qui fait l’objet d’une double exposition durant tout l’été. Ici, au musée Fabre de Montpellier, 75 œuvres des plus grands maîtres latins sont exposées : Caravage bien sûr, mais également Baglione, Zurbaran, Vélasquez, ou encore le Français Georges de La Tour.

Michel Hilaire : Georges de La Tour dans sa Lorraine natale a pu être au fait de la révolution caravagesque à travers les voyages d’artistes qui lui ont fait connaître en Lorraine même, les innovations techniques, en particulier le clair-obscur et certains sujets aussi propres à Caravage.

La voix de Nathalie Hayter : Parallèlement, au musée des Augustins de Toulouse, ce sont les maîtres du caravagisme nordiques qui sont à l’honneur, l’école d’Utrecht en particulier. Au total, sur les deux lieux d’exposition, 140 chefs-d’œuvre issus des plus grands musées du monde.

Axel Hémery, directeur du musée des Augustins de Toulouse : C’est d’abord la première exposition jamais consacrée en France à l’ensemble du mouvement caravagesque. Et on veut surtout montrer des tableaux absolument extraordinaires et on veut que le public ressente aussi cette impression de coup de poing à l’estomac en voyant ces œuvres.

La voix de Nathalie Hayter : Le caravagisme dura un demi-siècle, pas plus. Un mouvement court, mais fulgurant, à partir duquel la peinture européenne ne sera plus jamais la même.

 

Atelier : De l'ombre à la lumière (niveau avancé)

 

 

TOUT UN MONDE ARABE

Des images de l’Institut du monde arabe. Nabil et sa fille, Lina, explorent le lieu. Ils regardent par une fenêtre la vue sur Paris. Ils visitent une exposition constituée d’installations vidéo et de miroirs. Ils se promènent à travers les différentes salles de l'Institut.

Nabil : C'est beau, hein ?

Lina : Ouaouh !

Nabil : T’as vu ?

Lina : Ça me rappelle...

Nabil : Ça te rappelle quoi ?

Lina : Ça me rappelle Azur et Asmar, quoi, la porte là.

Nabil : Ben oui, tu l'as vu Azur et Asmar.

Lina : Ben, oui !

Nabil : Et Azur et Asmar, c'est une histoire qui se passait au Maroc, dans une ville qui s'appelle Fez. Et tu vois ? Les gens, ils sont habillés avec les djellabas, avec... avec des habits… euh...

Lina : Avec des habits du Maroc, quoi.

Nabil : Du Maroc, oui, exactement. C'est presque la même chose.

Lina : Celle-là, tu vois ?

Nabil : Oui.

Lina : Elle ressemble...

Nabil : Ouais, exact, ouais, c'est vrai. Et regarde ! Ils ont... ils ont des djellabas... avec... tu vois, c’est comme au pays... Tu te rappelles ?

Lina : Des robes !

Nabil : Oui, c'est comme au pays.

Lina : Des robes !

Nabil : Regarde le monsieur ! Il te regarde. (Rires)

Lina : Oooooh !

La voix de Nabil : Et tu vois, ici, on vient pour que les gens regardent des objets très anciens.

La voix de Lina : Très anciens ?

La voix de Nabil : Ben oui ! Très anciens. Des trucs dans l'histoire qui existaient ça fait longtemps.

Nabil et Lina arrivent à la librairie où de nombreux ouvrages, en langue arabe et en français, attirent leur attention.

Nabil : Je suis venu ici pour... pour chercher... euh...  des livres en arabe, parce que ça me manquait énormément et pour te faire découvrir des choses aussi.

Lina : Et pour me faire découvrir que... que... y a pas que la langue française.

Nabil : Ça, c'est un taxi de Essaouira, c'est une ville encore...

Lina : Là, là, c'est un taxi de…

Nabil :... de Fez.

Lina : Et là, c'est un taxi de…

Nabil :... de Marrakech. Et ça, c'est des…

Lina : Crêpes !

Nabil : Aaaah !

La voix de Lina : Eh ! Tu te rappelles quand on allait voir Madame Biba ? Eh ben, elle me faisait de petites crêpes.

Lina court et danse, gracieuse et souriante dans les couloirs de l’Institut.

La voix de Lina : Je voudrais savoir quand est-ce que je vais rencontrer mon mari.

 

Média+ : Les missions de l’IMA

Vue panoramique de Paris depuis l’Institut du monde arabe. Philippe Cardinal, directeur de communication de l’IMA présentent les missions de l’Institut.      

Philippe Cardinal: L’Institut du monde arabe a été créé par plusieurs architectes, tout un groupe dont l’agence Architecture Studio et Jean Nouvel qui est sans doute le plus célèbre d’entre eux. L’idée, puisque la création en remonte à la fin des années 70, c’était de changer un peu la perception que le grand public avait du monde arabe, en une époque, il faut remonter presque 40 ans en arrière, ou suite au renchérissement du prix du pétrole, suite aux différents conflits de Palestine, cette image, dans le grand public, s’était altérée, donc, on a souhaité en créant cet institut qui est destiné à montrer ce qu’il y a de plus beau dans la civilisation arabo-islamique, permettre au public parisien, français, européen de découvrir les splendeurs d’une civilisation que ce public connaît mal. Ce nouveau musée met l’accent sur la dimension vivante du monde arabe car ce monde est en perpétuelle évolution. Nous n’avons pas voulu montrer le monde arabe comme on pourrait montrer la civilisation des pharaons ou celle de la Mésopotamie antique pour la raison que ces civilisations sont aujourd’hui disparues. Nous avons voulu montrer au contraire le monde arabe comme un espace en perpétuelle évolution comme un espace plein d’une grande diversité puisque 22 pays le composent et donc, c’est cette diversité sur laquelle il est insisté à l’intérieur de ce musée.    

 

 

Média+ : Les arts de l’islam à Paris

Extrait d’une émission culturelle. L’Institut du monde arabe accueille la collection de Nasser Khalili. Archive INA, 5 octobre 2009.

Commentaire reportage : Traité sur les chevaux et l’équitation écrit en Inde. Coran miniature du Xe siècle ou encore encrier en agate. La nouvelle exposition à l’Institut du monde arabe à Paris rassemble près de 500 pièces d’art islamique, un art religieux mais surtout séculier. À l’origine de cette exceptionnelle collection, un seul homme, Nasser Khalili, un milliardaire fou d’art islamique, un paradoxe pour ce Juif d’origine iranienne installé à Londres.

Nasser Khalili : J’estime que chaque objet dans cette exposition peut être un ambassadeur de la culture islamique. Il se trouve que je suis simplement celui qui les a rassemblés, donc, en quelque sorte, je suis le berger.

Commentaire reportage : Un berger qui a rassemblé pendant une quarantaine d’années des chefs d’œuvre qui témoignent de la présence islamique de l’Andalousie jusqu’aux confins de la Chine, du VIIe au XXe siècle. Une collection privée de plus de 20 000 pièces, la plus complète au monde. Pour Nasser Khalili pas question de garder ces trésors, il veut avant tout, les faire partager.

Une femme : C’est pas un collectionneur, c’est quelqu’un qui veut euh… réconcilier cette humanité qui se dit, qui passe son temps à se déchirer alors que euh… on peut très bien communier devant de très beaux objets.

Commentaire reportage : Le bienveillant, le très doux, ou encore le miséricordieux, les quatre-vingt-dix-neuf noms d’Allah sont gravés en or sur cette poignée de sabre du XVIIIe siècle, ils sont censés protéger son propriétaire pendant les combats.

Nasser Khalili : J’aimerais que cette exposition serve à l’harmonie et la paix entre les musulmans et les non-musulmans. J’ai toujours considéré que la véritable arme de destruction massive était l’ignorance. Si vous essayez d’éduquer et d’informer les gens sur leur culture et leur civilisation, le monde s’en porterait beaucoup mieux.

Commentaire reportage : L’origine du mot Islam, c’est Salam, la paix en arabe et pour la promouvoir, Nasser Khalili a décidé de faire voyager son exposition à travers le monde.

 

Atelier : Un monde à découvrir (niveau élémentaire)

Atelier : Pourquoi l'IMA ? (niveau moyen)

Atelier : L'expo vous ouvre ses portes (niveau avancé)

 

 

SI VERSAILLES M’ÉTAIT CONTÉ

Nabil arrive au château de Versailles qu’il observe à travers les grilles. Il est impressionné par la façade imposante du château et une partie de ses magnifiques jardins. Il se dispose à en faire la visite.

Nabil : Un ticket s'il vous plaît !

Le guichetier : Un ticket, quelle formule de ticket désirez-vous ?

Nabil : Qu'est-ce que vous me proposez ?

Le guichetier : Nous avons deux formules : à 15 euros pour la visite principale du château, grands appartements, galerie des Glaces avec l'audio-guide... ou 18 euros si voulez aussi voir le domaine de Marie-Antoinette, ce sont deux petits châteaux au fond du jardin. Ici, vous avez un plan du château, vous pouvez entrer par l'accès qui se trouve dans la cour, la structure moderne, c'est l'entrée A.

Nabil : D'accord !

Le guichetier : Voilà ! C'est ici que vous pourrez accéder aux grands appartements et galerie des Glaces.

Nabil : D’accord !

Le guichetier : Ensuite, à la sortie du château, vous verrez, vous serez à l'entrée des jardins et vous pourrez visiter. Bonne visite !

Nabil commence sa visite du château et semble impressionné par l’architecture, les plafonds peints et les tableaux. Il se reflète dans les miroirs de la galerie des Glaces et prend des photos. D’une fenêtre, il regarde les jardins du château. Dehors, assis sur des marches, il mesure l’étendue de ces jardins : les pelouses, les allées, les bassins, les fontaines… Il se promène sous un beau soleil d’hiver, se reflète dans l’eau et parcourt le site. Il s’allonge dans l’herbe et prend un bain de soleil sous le regard médusé des statues. Pour finir, il remonte une allée bordée de bustes et de statues et paraît tout petit dans ce cadre grandiose.

 

Média+ : Micro-trottoir

Devant le château de Versailles, Nabil fait un micro-trottoir et pose des questions aux visiteurs du château.

Nabil : Bonjour !

Deux adolescents : Bonjour !

Nabil : Qu’est-ce que vous venez voir ici ?

Le premier adolescent : Le château, quand même, l’histoire du château, les jardins surtout aussi. C’est une sortie pédagogique…

Le deuxième adolescent : … avec les correspondantes allemandes pour visiter justement le château du Roi-Soleil…

Le premier adolescent : Et l’exposition, c’est sur Napoléon, je crois.

Une jeune femme : Surtout les appartements du roi et de la reine pour se rendre compte un petit peu de l’histoire de France, savoir comment ils vivaient.

Une femme : Eh bien déjà le château en premier, et puis les jardins, le grand Trianon, le petit Trianon.

Une professeure d’école : Alors on est déjà deux classes de CM1 qui venons en fait visiter, sur le thème de Louis XIV, donc les appartements de Louis XIV, la galerie des Glaces, ainsi que les jardins.

Un homme : La rénovation parce que j’étais venu il y a une dizaine d’années, donc je ne connaissais pas les travaux qui avaient été faits, je voulais voir ça, voilà.

Nabil : D’accord et qu’est-ce que cela symbolise pour vous ?

L’homme : La puissance de la France sous Louis XIV, une période révolue, voilà !

La professeure d’école : Beaucoup de choses comme déjà on travaille au niveau historique, enfin, en histoire, on travaille dessus et ça fait quand même partie du patrimoine de la France. Donc c’est un lieu assez important je pense, de nos jours et un tel lieu très beau et luxueux est quand même à montrer aux enfants. Voilà.

La femme : C’est grandiose, c’est… on est, on est étonnés de voir ce qu’ils ont pu faire. C’est grand….

Un homme : On est impressionnés de l’architecture qu’a pu être faite à cette époque-là, quoi.

La femme : Oui, c’est impressionnant.

L’homme : À cette époque, la main d’œuvre était gratuite, quoi, mais on est étonnés quand même de ce qui a été fait, la beauté du site.

La femme : Et encore, on n’a rien vu.

La jeune femme : Le pouvoir… le pouvoir.

Le premier adolescent : Ah d’un point vue historique, la France en fait, quoi. Ah, c’est le château de la France… C’est vraiment le….

Nabil : Le pouvoir ?

Le premier adolescent : Voilà le pouvoir, la puissance française, on va dire.

 

 

Média+ : La galerie des Glaces

Extrait d’un journal télévisé. Le château de Versailles rouvre la galerie des Glaces au public. Archive INA, 26 juin 2007.

Le présentateur : Pour terminer la réouverture de la galerie des Glaces, après trois ans de travaux on en a déjà parlé ici même, l’emblème du château de Versailles a retrouvé tout son éclat, c’était aujourd’hui la journée d’inauguration avant d’accueillir le public cette semaine. Emmanuel Lambert, Annie Triboit.

Une voix masculine hors champs : Le roi.

Commentaire reportage : Eh non, vous ne rêvez pas, nous sommes de retour au temps de Louis XIV. Bon d’accord, le Roi-Soleil, c’est un comédien et ce jour-là, nous étions sur le tournage d’un téléfilm mais la galerie des Glaces, elle, est aussi belle qu’en 1684, du sol au plafond, le joyau de Versailles a été entièrement rénové, 73 mètres de long, 12 mètres de haut, le monarque voulait impressionner. Pour retrouver cette splendeur disparue, il a fallu trois ans de travaux et 12 millions d’euros, une opération financée par une grande entreprise française.

Patrick Palem, directeur des monuments historiques (VINCI).

Patrick Palem : Certes, nous, on a mis presque autant de temps pour le restaurer que Le Brun pour le réaliser, donc, c’est par forcément un exploit sur les délais. Par contre, je pense que le résultat est quand même très encourageant.

Commentaire reportage : Pendant 48 mois, 100 techniciens se sont penchés au chevet de la galerie. Diagnostic : elle était un peu pâle, bien loin de son faste originel, alors, peinture, dorure, parquet, tout a été refait. 70 % des miroirs n’avaient pas bougé depuis 323 ans, les restaurateurs ont respecté les matériaux de l’époque.

Vincent Guerre, miroitier, restaurateur de la galerie des Glaces.

Vincent Guerre : Ça aurait été la faute de goût ultime de remettre du miroir neuf, euh… c’est des fautes qu’on fait les restaurateurs à une époque au XIXeou autre qui n’avaient pas du tout la même culture qu’aujourd’hui, et, c’est quelque chose auquel je n’aurais pas voulu participer moi.

Commentaire reportage : Ce matin plus de 200 journalistes du monde entier étaient en admiration.

Chung Hae Tal, journaliste coréen de SBS TV.

Chung Hae Tal : On pourrait avoir le fantasme vers l’histoire française, c’est pour ça, tous les Coréens sont… ils ont très envie de voir la galerie des Glaces.

Akiko Yajima, journaliste japonaise de NNN TV.

Akiko Yajima : Aujourd’hui quand un Japonais visite Paris, le détour par Versailles est obligatoire.

 

Commentaire reportage : Symbole du savoir-faire français, symbole de puissance, la galerie des Glaces pourra être admirée dès demain. Chaque année 4 millions de touristes viennent flâner dans l’ancienne demeure des rois.

 

Atelier : Découvrons Versailles ! (niveau débutant)

Atelier : Par ici la visite !(niveau élémentaire)

 

LE SALON DE MUSIQUE

Nabil accueille ses amis musiciens dans son salon. Ils ont une quarantaine d’années. Nabil, à la guitare, Youssef à la basse et Abdelhaq au piano accompagnent Anne, chanteuse, qui interprète La Javanaisede Serge Gainsbourg.

 

Anne chante : J'avoue, j'en ai bavé, pas vous

  Mon amour

  Avant d'avoir eu vent de vous

  Mon amour

             Ne vous déplaise

  En dansant la Javanaise

  Nous nous aimions

  Le temps d'une chanson...

Assis sur les escaliers, Youssef, un homme brun avec une barbiche et des lunettes, raconte sa rencontre avec Nabil. Abdelhaq, un homme brun avec les cheveux bien frisés, fait, ensuite, de même. La chanson ponctue les interventions qui se succèdent.

Youssef: Nabil, je l'ai rencontré au Maroc à Marrakech. On jouait tous… on faisait tous de la musique. Et donc, on a joué ensemble, on a fait des concerts ensemble. Il m'a appris beaucoup de choses, il faut le dire, tout ce qui est accord, tout ce qui est harmonie. C'est... c’est... un très bon musicien Nabil. Qui dit musique dit harmonie hein, donc ça m'apporte l'harmonie dans la vie et... et... enfin, tout le monde peut être d'accord de dire que la musique c'est... c'est la langue... c'est la langue universelle et il n'y a pas de... de barrière et des bornes entre... entre les gens quand on est musicien.

Anne chante : À votre avis qu’avons nous vu

De l'amour

De vous à moi vous m'avez eu

Mon amour

Ne vous déplaise

En dansant la Javanaise

Nous nous aimions

Le temps d'une chanson

Abdelhaq: On a vécu pas mal de choses ensemble au Maroc, donc, ce qui fait que quand on est arrivés en France, on a commencé à travailler en France, donc l'amitié a perduré, et tant mieux ! On ne peut pas dire qu'il n'y a que les musiciens qui sont sensibles, mais, il y a beaucoup de sensibilité, sincérité et amitié. C'est le plus important, je trouve. Définir la musique... c'est le pont qui relie toutes les, toutes les cultures, toutes les nations, et là, on s’pose même plus la question de… si au niveau de la religion, de la nationalité… On est des musiciens avant tout, point.

Anne chante : Avril en vain me voue

À l'amour

J'avais envie de voir en vous

Cet amour

Ne vous déplaise...  

Anne : On a joué ensemble il y a quelques années à Marrakech, c'est comme ça qu'on s'est connus. En fait, des amis à lui, musiciens, m'avaient appelée pour jouer dans un grand hôtel là-bas, et voilà, on a été réunis comme ça et on a fait de la musique, on faisait des reprises internationales, et ça s'est très bien passé, et aussi très bien passé humainement. C'est quelqu'un de... de gentil, voilà, de très doux, et... et ça, ben, c'est de grandes qualités. C'est la première fois qu'on était... qu'on a été réunis tous les trois. Donc, vous avez eu un premier aperçu qui, je pense, était fort sympathique.

Les musiciens finissent leur interprétation de la chanson et s’enlacent pour une photo de groupe.

Anne chante : En dansant la Javanaise

Nous nous aimions

Le temps d'une chanson.

 

Média+ : La Javanaise

Serge Gainsbourg, icône de la chanson française, interprète l’une des plus belles chansons de son répertoire : La Javanaise. Archive INA, 26 juin 1966.

Serge Gainsbourg chante :

J'avoue j'en ai bavé pas vous

Mon amour

Avant d'avoir eu vent de vous

Mon amour

 

Ne vous déplaise,

En dansant la Javanaise,

Nous nous aimions

Le temps d'une chanson

 

À votre avis qu'avons-nous vu

De l'amour ?

De vous à moi vous m'avez eu

Mon amour

 

Ne vous déplaise,

En dansant la Javanaise,

Nous nous aimions

Le temps d'une chanson

 

Hélas avril en vain me voue

À l'amour

J'avais envie de voir en vous

Cet amour

 

Ne vous déplaise,

En dansant la Javanaise,

Nous nous aimions

Le temps d'une chanson

 

La vie ne vaut d'être vécue

Sans amour

Mais c'est vous qui l'avez voulu

Mon amour

 

Ne vous déplaise,

En dansant la Javanaise,

Nous nous aimions

Le temps d'une chanson.

 

Atelier : Parlons musique (niveau élémentaire)

Atelier : Rencontre en musique(niveau moyen)

 

 

BREVES DE COMPTOIR

Nabil prend un café à la Bastille puis sort dans le quartier. Il passe au pied de la colonne de la Bastille, près de cafés, de cinémas et de terrasses, de restaurants.

La voix de Nabil : Sur les terrasses parisiennes, on discute de plein de choses.

On parle de la culture, de ce qui se passe, de sorties de films, de la musique.

Au Maroc, quand tu prends un café, c'est plutôt fermé, t'es un peu… concentré sur nos problèmes, sur nos peines. C'est pas un plaisir.

Il va au Café de l’Industrie. L’intérieur est animé, chaleureux et branché : lumières tamisées, masques africains et mobilier en bois. Nabil est attablé avec le patron.

Nabil : Je venais souvent... euh... dans ce café-là et euh... on s’gêne pas, liberté totale. Il m'arrive des fois de... de venir au café, même si j'ai pas rendez-vous avec un ami ou quoi que ce soit. Je prends plaisir…

Le patron du café : À rester assis, à écouter ce qui se passe autour...

Nabil : … ce qui se passe autour, parce que je trouve que le flux de discussion m'intéresse. Comment le lieu a évolué depuis quelques années ?

Le patron du café : Ben, ici, on a ouvert il y a 20 ans… Mon père a ouvert il y a 20 ans et c'était... euh... c'était vraiment un petit bistrot de quartier avec... euh... avec uniquement des habitués, des ouvriers quoi, qui venaient boire des kirs, il y avait un flipper. D'ailleurs quand je suis arrivé, j'avais 10 ans, c'était génial pour moi d'avoir un flipper gratuit et de pouvoir jouer au flipper. Et euh... et puis, petit à petit, on a fait un lieu un peu plus... euh... ben peut-être un peu plus euh... un peu plus décontracté et peut-être un peu moins ouvrier. Il y a beaucoup de gens qui nous reprochent aussi d'avoir une clientèle un peu bobo, quoi.

 

Média+ : Les cafés de Paris

Des images d’instants quotidiens dans les cafés de Paris se succèdent (serveur, bars, terrasses). Les voix anglaises et françaises se croisent sur un fond de piano jazz.

Un homme : Yes, She was a success, she was gutsy, she was in fashion and everywhere she went…

Un autre homme : Et surtout, et surtout le… que ça a ét… euh ce ret... le retour des noirs en Amérique, surtout dans le Sud, qui avaient vu comment la guerre… 

En fond, le son de la radio : « … et les infos, … 18h00 » suivi d’une chanson de Florent Pagny intitulée Là où je t’emmènerai.

Une femme : Ça réduit énormément aussi la campagne, dans le sens où bah, y a beaucoup moins d’personnes qui y vont, déjà qu’en vous pensez que vous mettez 2 heures 15 pour venir travailler de campagne à campagne, enfin en banlieue parisienne, ça fait quand même beaucoup, quoi. Deux heures quinze aller, deux heures quinze retour, faut quand même en vouloir, avec les correspondances à Melun euh… je veux dire que bon euh… vous avez pas toujours les facilités pour venir, surtout quand y a des grèves.

Le son d’un violon qui joue à l’unisson avec une chanteuse à la voix rauque le refrain d’une chanson d’Edith Piaf qui s’appelle Non je ne regrette rien.

Une femme chante : Non rien de rien, non je ne regrette rien, ni le mal qu’on m’a fait, ni na na, tout ça m’est bien égal…

Une autre chanteuse reprend le couplet de la même chanson encouragée par le public.

Le public : Yes ! Voilà…

Une femme chante : Bien sûr… na na na na avec leurs trémolos… balayés  pour toujours… me na ni na na na, balayés na na na che plus les paroles.

Le public : Voilà, bravo ! (cris et sifflements)

Une musique de jazz (piano, contrebasse, batterie) de tempo lent, qui accompagne une chanteuse qui interprète Skylark.

Une femme chante : Skylark, have you seen a valley green with spring where my heart can go a journeying ?

 

 

Atelier : Instants café (niveau débutant)

Atelier : D'une époque à l'autre(niveau avancé)

 

 

À BICYCLETTE

http://vod.tv5monde.com/ciep/ressentir_tmp/10_bicyclette_montandH264.mov

 

Par une journée fraîche mais ensoleillée, Nabil se promène en « vélib » dans le XIearrondissement. Il passe dans de petites rues pavées, en bas de façades d’immeubles parisiens, devant quelques commerces, près de squares, sur les pistes cyclables, à côté d’une bouche de métro, fait le tour de la place de la Bastille, prend une passerelle au-dessus de la Seine et descend sur les quais. Il passe devant la Maison du vélo. Il arrive au port de Paris Arsenal puis repart dans les ruelles de la Bastille.

La chanson À bicyclettechantée par Yves Montand accompagne la promenade de Nabil.

Yves Montand chante : Quand on partait de bon matin

Quand on partait sur les chemins

À bicyclette...

 

Média+ : Les villes françaises écologistes

http://vod.tv5monde.com/ciep/ressentir_ina/10_INAurbanisme_coupe.mov

 

Extrait d’un journal télévisé. Quelques jours avant le Grenelle de l’environnement, les maires de Bourges et de Lille présentent leurs initiatives écologiques. Archive INA, 18 octobre 2007.

Commentaire reportage : On en vient au dossier de cette édition consacrée à moins de dix jours du Grenelle de l’environnement aux efforts déjà fournis par certaines municipalités pour établir de nouvelles habitudes de travail plus écologiques.

Commentaire reportage : Dans la famille écolo à Bourges, voici Serge Le Peltier, maire UMP de la ville et ancien ministre de l’écologie du gouvernement Raffarin. Depuis il incite ses agents municipaux à adopter la bonne attitude.

Serge Le Peltier est dans un bureau avec une agente municipale. 

Serge Le Peltier : Ils font comme dans mon bureau. Ça va.

Commentaire reportage : C’est-à-dire ?

Serge Le Peltier : C’est-à-dire qu’on on met le, on met toutes les toutes les feuilles qui sont utilisées d’un côté. On les met dans des boîtes pour pouvoir les réutiliser de l’autre côté.   

Une employée : On les transforme soit en bloc comme ça…    

Commentaire reportage : Les feuilles recyclées sont aussi transformées en bloc note. Les rapports municipaux sont imprimés recto-verso même si c’est moins pratique. Résultat en deux ans, la consommation de papier a diminué de 20%. Pour l’électricité, on tente là aussi d’inverser la tendance grâce à la prise de conscience.

Serge Le Peltier : C’est, c’est un wattmètre en fait, et on a dessus la consommation qui est prise en instantané. Du coup, le personnel voit très bien cette consommation et le soir voyant, voyant la consommation tourner, pense à éteindre le matériel.

Commentaire reportage : L’écolo salarié dans la place avec la bourse de covoiturage, 350 abonnés ont aujourd’hui déniché un partenaire de voyage et dans la journée, l’agent municipal de Bourges a désormais le choix entre la voiture au gaz naturel ou le vélo.

Serge Le Peltier est dans un garage au sous-sol.

Serge Le Peltier : Donc là, vous avez un ensemble de vélos également utilisables par le personnel.

Une journaliste : Vous-même vous venez travailler comment ?

Serge Le Peltier : À pied le plus souvent parce que je suis pas très loin et puis quand je ne peux pas à pied, eh bien, j’essaie le plus souvent d’utiliser… j’ai été le premier acheteur quasiment en France d’une voiture hybride. 

Commentaire reportage : Les premiers à surfer sur la vague écolo, un discours repris aujourd’hui par de nombreux maires de France. À Lille voici le « Ch’ti Vélo » ! L’agglomération d’un million trois cent mille habitants se tarde d’avoir vu croître de 40% en un an son nombre de cyclistes. Mais la dernière nouveauté, c’est le bus qui roule aux épluchures, un procédé unique en France, la méthanisation dans cette usine de la banlieue lilloise les déchets sont transformés en biogaz.

Martine Aubry, maire de Lille.

Martine Aubry : C’est un très bon symbole dans le fond, c’est-à-dire à la fois du traitement de nos déchets et de se rendre compte que nos déchets les plus naturels, qui sont les épluchures, peuvent produire du gaz et donc devenir un carburant. Donc c’est un petit peu la boucle qui est bouclée.

 

 

Atelier : La ville à vélo (niveau débutant)

Atelier : Vivons écolos !(niveau moyen)